Le piercing au nez consiste à perforer une zone du nez pour y poser un bijou, le plus souvent un petit anneau ou un clou discret. Porté depuis des siècles dans plusieurs cultures, notamment en Inde où il accompagne des usages bien établis, il s’est largement démocratisé en Occident au point de devenir l’un des piercings faciaux les plus demandés en France.
Le terme piercing nez regroupe en réalité plusieurs emplacements bien différents, ce qui explique la confusion fréquente sur son appellation exacte. Le piercing narine, ou “nostril” en anglais, désigne la perforation classique de l’aile du nez. Le piercing septum traverse la cloison nasale, entre les deux narines. D’autres variantes, plus rares, ciblent la pointe du nez ou la zone entre les sourcils. Chacun de ces emplacements a ses propres contraintes de pose, de bijou et de visibilité, détaillées plus bas.
Comme pour les piercings d’oreille, où le choix va du lobe simple aux emplacements de cartilage plus techniques présentés dans le guide des piercings d’oreille (helix, conch, tragus), la zone du nez propose plusieurs points de perforation aux caractéristiques distinctes. Le nez reste toutefois une zone plus homogène, avec un nombre d’emplacements nettement plus restreint que celui de l’oreille.
Les différents types de piercing au nez
Tous les piercings de nez ne se valent pas en termes de visibilité, de confort et de contraintes de pose. Le tableau ci-dessous résume les emplacements les plus courants avant le détail de chacun.
| Emplacement | Description | Bijou courant |
|---|---|---|
| Narine (nostril) | Aile du nez | Anneau fin, clou droit |
| Septum | Cloison entre les narines | Anneau, fer à cheval |
| High nostril | Au-dessus du nostril classique | Clou droit, micro-anneau |
| Bridge | Arête du nez, entre les yeux | Barbell droit |
| Septril | Pointe du nez, après un septum étiré | Bijou sur mesure |
Le piercing narine (nostril)
Le piercing narine est de loin le plus répandu. Il se pose sur l’aile du nez, à un endroit où le cartilage devient plus fin, ce qui permet une perforation rapide. Il se porte avec un anneau fin, un clou droit ou une tige courbée, selon la préférence de la personne et les recommandations du perceur pour la période qui suit la pose. Sa discrétion et sa rapidité en font souvent le premier piercing facial choisi.
Le piercing septum
Le piercing septum traverse la fine zone de tissu située entre les deux narines, juste devant le cartilage septal. Correctement positionné, il se porte avec un anneau ou un fer à cheval qui peut se retourner à l’intérieur du nez pour le dissimuler, un atout apprécié dans les environnements qui limitent les bijoux visibles. Un mauvais placement, en revanche, peut toucher le cartilage et rendre la pose plus délicate, d’où l’importance de choisir un perceur expérimenté sur cet emplacement précis.
Les emplacements plus rares
D’autres piercings de nez existent mais restent marginaux en France. Le high nostril se pose au-dessus du piercing narine classique, plus haut sur l’aile du nez. Le bridge perfore horizontalement la peau au niveau de l’arête du nez, entre les deux yeux. Le septril combine un piercing septum étiré et une perforation à la pointe du nez, une technique avancée réservée aux personnes ayant déjà un septum bien cicatrisé. Ces emplacements demandent une anatomie compatible, évaluée au cas par cas par le perceur.
Comment se déroule une séance de piercing au nez ?
Une séance de piercing au nez suit un protocole standard chez un perceur professionnel. Le studio doit travailler avec du matériel à usage unique : aiguille creuse stérile pour perforer, jamais de pistolet perce-oreille sur cette zone, et des gants changés entre chaque client. Le perceur désinfecte la zone, marque l’emplacement envisagé et le fait valider avant de percer, une étape qui permet d’ajuster la position au dernier moment si besoin.
La perforation elle-même est rapide, suivie de la pose directe du bijou choisi. L’ensemble du rendez-vous dure généralement quelques minutes, échanges sur les consignes de suivi compris. Vérifier en amont que le studio affiche ses conditions d’hygiène et utilise des aiguilles creuses à usage unique reste le meilleur réflexe avant de prendre rendez-vous.
Quel bijou et quel matériau choisir pour un piercing au nez ?
Le choix du bijou influence autant le rendu esthétique que le confort pendant les premières semaines. Deux critères comptent avant tout : la forme, adaptée à l’emplacement, et le matériau, qui conditionne la tolérance cutanée.
Les formes de bijoux
L’anneau, segmenté ou à charnière, convient aussi bien au piercing narine qu’au septum et reste la forme la plus polyvalente. Le clou droit (stud), souvent terminé par une petite pierre ou une boule, se destine surtout au piercing narine pour un rendu discret. La tige courbée (L-shape) épouse la forme de l’aile du nez et limite les accrochages pendant la cicatrisation. Le fer à cheval, réservé au septum, se glisse dans le canal et se retourne facilement à l’intérieur du nez.
Les matériaux à privilégier
Pour une première pose, les matériaux de qualité implant réduisent le risque de réaction cutanée. Le titane conforme aux normes implantaires, léger et hypoallergénique, est couramment recommandé par les perceurs pour un bijou initial. L’or massif, à partir de 14 carats, constitue une autre option pour les peaux sensibles, à condition d’écarter les alliages contenant du nickel.
Le plaqué or, déjà détaillé pour les colliers, suit la même logique sur un bijou de nez : une fine couche d’or déposée sur un métal support, à réserver aux piercings bien cicatrisés pour limiter l’usure par frottement. Côté finitions, l’oxyde de zirconium, un critère déjà passé en revue pour les bagues, orne certains bijoux de nez sertis pour un éclat proche du diamant à un tarif plus accessible. L’argent, plus abordable, reste généralement déconseillé sur un piercing récent en raison de sa sensibilité à l’oxydation au contact des sécrétions cutanées pendant la cicatrisation.
Douleur et prix d’un piercing au nez
La douleur ressentie lors d’un piercing au nez reste très subjective et varie selon la sensibilité de chacun et l’emplacement choisi. Le piercing narine, sur une zone charnue, est habituellement décrit comme rapide, avec une sensation comparable à un pincement bref. Le piercing septum, positionné sur une zone plus innervée, a la réputation d’être plus impressionnant au moment de la perforation, sans pour autant durer plus longtemps. Cette sensation ponctuelle ne doit pas être confondue avec la période qui suit la pose, pendant laquelle la zone reste sensible au toucher.
Côté budget, le prix d’un piercing au nez varie fortement d’un studio à l’autre, selon la ville, la réputation de l’établissement et la matière du bijou posé. Il se compose généralement de deux éléments : la prestation du perceur et le bijou initial, qui doit être de qualité implant plutôt qu’un simple bijou fantaisie. Demander un devis précis avant la séance, incluant le bijou et le suivi proposé, permet de comparer plusieurs studios sur des critères identiques plutôt que sur le seul tarif affiché en vitrine.
Quel côté choisir et à quel âge se faire percer le nez ?
Le choix du côté pour un piercing narine relève avant tout d’une préférence esthétique. Certaines traditions culturelles associent un côté précis à une signification particulière, notamment en Inde où le piercing nasal s’inscrit dans des usages traditionnels anciens. En dehors de ces repères culturels, rien n’impose un côté plutôt qu’un autre, et un perceur peut orienter le choix selon la symétrie du visage et l’implantation des narines.
L’âge minimum pour se faire percer le nez dépend des conditions propres à chaque studio de piercing, généralement alignées sur la majorité légale ou sur un accord parental en dessous de cet âge. Ces conditions varient d’un établissement à l’autre et peuvent évoluer avec la réglementation locale en vigueur. Se renseigner directement auprès du studio choisi reste le seul moyen d’obtenir une réponse fiable et à jour, plutôt que de se fier à une règle générale.
Cicatrisation et bons réflexes après la pose
Le temps nécessaire à la cicatrisation d’un piercing au nez dépend de l’emplacement perforé, du bijou porté et de facteurs propres à chaque personne. Comme pour n’importe quel piercing, la zone reste sensible pendant une période qui doit être respectée avant tout changement de bijou. Pour comparaison, les durées de cicatrisation d’un piercing d’oreille suivent une logique similaire : chaque tissu percé impose son propre rythme, et les ordres de grandeur diffèrent nettement entre une zone charnue et une zone cartilagineuse.
Le perceur qui réalise la pose reste la meilleure source pour les consignes d’entretien adaptées à l’emplacement et au bijou choisis. Ces consignes portent généralement sur la fréquence de nettoyage et les gestes à éviter pendant la cicatrisation. Toute rougeur inhabituelle, tout gonflement persistant ou tout écoulement qui ne s’améliore pas doit être montré à un professionnel de santé ou au perceur lui-même, sans attendre ni tenter un diagnostic à distance. Le piercing septum demande une vigilance particulière du fait de sa proximité avec le cartilage nasal, une zone où une pose mal réalisée peut avoir des conséquences plus longues à corriger.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen d'un piercing au nez ?
Le tarif d’un piercing au nez varie fortement d’un studio à l’autre, selon la ville, la réputation de l’établissement et le bijou posé. Il se décompose généralement en deux postes : la prestation du perceur et le bijou initial, qui doit être de qualité implant. Demander un devis précis avant la séance, incluant le bijou et le suivi proposé, permet de comparer plusieurs studios sur des critères identiques plutôt que sur le seul tarif affiché.
Un piercing au nez, est-ce douloureux ?
La sensation dépend surtout de la sensibilité de chacun et de l’emplacement choisi. Le piercing narine, sur une zone charnue, est généralement décrit comme rapide et supportable par les personnes qui en témoignent. Le septum, plus riche en terminaisons nerveuses, a la réputation d’être plus impressionnant sur le moment sans pour autant durer plus longtemps. La douleur reste subjective et ne concerne que l’instant de la perforation.
Comment s'appelle un piercing au nez ?
Le terme générique piercing nez recouvre plusieurs emplacements distincts. Le plus courant, posé sur l’aile du nez, se nomme piercing narine ou nostril. Celui qui traverse la cloison nasale est le piercing septum, tandis que des emplacements plus rares comme le high nostril ou le bridge désignent d’autres points de perforation sur le nez.
Quel côté choisir pour un piercing au nez ?
Il n’existe pas de règle universelle, le choix du côté relevant avant tout d’une préférence esthétique et de la symétrie du visage. Certaines traditions culturelles associent un côté précis à une signification particulière, notamment en Inde. Un perceur professionnel peut conseiller le côté le plus harmonieux selon la morphologie du nez.
À partir de quel âge peut-on se faire percer le nez ?
Chaque studio de piercing applique ses propres conditions d’âge, généralement alignées sur la majorité légale ou sur un accord parental en dessous de cet âge. Ces règles varient d’un établissement à l’autre et peuvent évoluer avec la réglementation locale. Se renseigner directement auprès du studio choisi reste le seul moyen d’obtenir une réponse fiable et à jour.
Comment savoir si un piercing au nez convient à son visage ?
L’essayage avec un faux bijou aimanté ou collé permet de visualiser le rendu avant de franchir le pas. La taille du nez, la forme du visage et le style vestimentaire jouent tous un rôle dans le résultat final. Un perceur expérimenté peut aussi orienter vers l’emplacement le plus flatteur au moment du marquage, avant la perforation elle-même.
Photo par Chermiti Mohamed via Pexels